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En charge d'une information régulière sur la qualité de l'air, la Communauté de l'Auxerrois a confié à l'association territoriale Atmosf'air Bourgogne, la mesure et l'analyse des différents polluants de l'air.

 

Quel est le rôle d'Atmosf'air ?


Atmosf'air Bourgogne (Association territoriale pour la mesure, l'observation, la surveillance et la Formation dans le domaine de l'air) est composée de représentants des services de l'Etat, des établissements publics, des collectivités, des entreprises ou entités contribuant à l'émission des substances surveillées, des associations agréées, et des organismes ou personnalités qualifiés.

L'association Atmosf'air a pour but d'assurer :

- la surveillance de la qualité de l'air de la Bourgogne
- toutes études et recherches sur la pollution atmosphérique et ses effets
- la diffusion des résultats de mesures de la pollution atmosphérique auprès de ses membres, des élus, des autorités et du public
- la diffusion de l'information et la sensibilisation sur les questions relatives à la qualité de l'air
 

Quelles sont les causes de la pollution de l'air ?


Horizon voilé, picotement dans la gorge ou le nez, odeur délétère... Les pics de pollution aux particules fines et au dioxyde d'azote se font de plus en plus fréquents dans l'hexagone, où la Région Ile-de-France bat des records. Au vu de sa position géographique, l'Yonne voisine n'échappe généralement pas aux nuages de pollution portés par les vents.

Les causes ? Les énergies fossiles comme le gaz ou le pétrole, qui une fois comburées, détériorent la qualité de l'air en libérant de nombreux polluants atmosphériques comme le monoxyde de carbone, l'ozone, les oxydes d'azote, le dioxyde de souffre ou les particules fines, qui s'avèrent dangereux pour la santé et l'environnement. Notre mode de vie est le principal facteur de ces émissions, réparties majoritairement entre les transports (dont la flotte automobile, en France, est composée à plus de 60% de véhicules diesel), la production industrielle et le chauffage des bâtiments.

Comment mesure-t-on la pollution ?


L'indice de la qualité de l'air (IQA) donne une information générale et synthétique de la pollution atmosphérique. Sur une échelle de 1 à 10, il est calculé à partir de la mesure quotidienne de trois polluants : dioxyde d'azote (NO2), ozone (O3) et poussières (particules en suspension).
1 à 2 correspond à un air «très bon», 3 à 4 «bon», 5 «moyen», 6 à 7 «médiocre», puis 8 à 9 «mauvais» et 10 «très mauvais».
Retrouvez l'indice de la qualité de l'air du jour en cliquant ICI.

Pourquoi des pics de pollution ?


Un pic de pollution se caractérise par une quantité trop élevée d'un ou plusieurs polluants dans l'air, présentant un risque pour la santé et l'environnement.

L'air peut être médiocre certains jours, en raison de plusieurs facteurs, directement liés à la météo. C'est par exemple le cas lors des fameux pics de pollution à l'ozone (O3) qui naissent de la transformation de l'oxygène (O2) au contact des polluants émis par le trafic (NO2) sous l'action du rayonnement solaire, en été, lorsqu'il n'y a pas ou peu de vent. En hiver, toujours avec peu ou pas de vent, si l'air en altitude est plus chaud que l'air au sol (air froid), l'inversion thermique peut piéger les polluants et provoquer un pic de pollution.

Mais l'air circule aussi sous l'effet des vents, et avec lui, la pollution dite de longue distance. Celle-ci n'a pas de frontière. Ainsi, sans changement apparent dans les comportements d'une journée à l'autre, des pics de pollution peuvent tout de même apparaître. Cela peut, par exemple, être le cas lorsque les vents de nord-est amènent des particules les pays d'Europe voisins.

Quels sont les enjeux sanitaires ?


La pollution fragilise directement notre santé.
Les particules fines pénètrent facilement dans les voies respiratoires en raison de leur très petite taille, de l'ordre du micromètre. Les nuisances cardiovasculaires et respiratoires qu'elles peuvent occasionner sont multiples, allant de la simple bronchite à l'accident vasculaire cérébral ou encore le cancer du poumon.

Les personnes âgées présentant déjà des difficultés respiratoires ou les enfants qui respirent deux fois plus vite que les adultes (inhalant donc deux fois plus de polluants), sont davantage exposés aux risques sanitaires de la pollution de l'air.

Quelles précautions prendre en cas de pic de pollution ?


En cas de concentration élevée d'un ou de plusieurs polluants atmosphériques, une procédure d'information et d'alerte est enclenchée par arrêté. Elle comporte deux niveaux de gravité croissante : le niveau d'information, où les recommandations sanitaires doivent être suivies par les personnes sensibles, et le niveau d'alerte, où l'ensemble de la population doit les suivre. Retrouvez-les en cliquant ICI.

Bon à savoir :

- l'intérieur du véhicule ne protège pas de la pollution extérieure, au contraire. Les prises d'air à l'intérieur de l'habitacle se situent au même niveau que les pots d'échappement des véhicules voisins. Il est recommandé, en temps normal comme en période dépassement du seuil d'alerte, d'aérer régulièrement son véhicule, en s'éloignant bien sûr le plus possible des sources de pollution.

- même lors d'un pic de pollution, il est important de ne pas cesser d'aérer pour réduire la pollution de l'air contenu à l'intérieur des habitations, provenant des produits d'entretiens, des peintures, des bougies parfumées, du mobilier, etc. Toutefois, mieux vaut choisir d'aérer aux périodes de la journée les moins polluées (en dehors des horaires de pointe par exemple).

Combien coûte la pollution de l'air en France ?


D'après le rapport d'une commission d'enquête sénatoriale de 2015 intitulé « Pollution de l'air, le coût de l'inaction », la pollution de l'air coûterait plus de 100 milliards d'euros par an à la France. Les particules fines seraient responsables de 42 000 morts prématurés en France chaque année, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).